Think Tank de Double Floraison · Série d'application de la Loi de Conservation de la Valeur 11

Grande Nation, Grande Ville, expliqué par une formule
Le prix de la mauvaise allocation des populations et des ressources

Lu Ming · Grande Nation, Grande Ville (2016)

Les gens vont vers les grandes villes : c'est une loi économique, pas une « maladie des grandes villes ». L'intuition de Lu Ming : la main administrative fausse la loi de l'agglomération — limiter les grandes villes, donner des terres aux petites et moyennes, crée la mauvaise allocation entre population et terre. La Loi de Conservation de la Valeur fournit le cadre : Y = E × S × T — l'efficacité (E), le bien-être des gens (S), la durabilité des ressources (T) : la mauvaise allocation les fait tous perdre en même temps.

RÉPONSE D'ABORD · UNE PHRASE

La mauvaise allocation des populations et des ressources est une histoire de division, « l'intervention administrative faussant les prix des facteurs » : limiter l'agglomération dans les grandes villes comprime les économies d'échelle (E) ; la mauvaise allocation du hukou et des quotas fonciers sacrifie le bien-être des gens et la réunion des familles (S) ; villes vides, bâtiments inachevés, dettes : la facture des ressources mal placées (T) — les trois valeurs perdent ensemble, la grande nation ne devient pas « grande ville ».

La solution réside dans la nouvelle connotation de la monnaie : faire porter à la monnaie les trois valeurs économique, sociale et temporelle, transformer « les gens tournent autour des quotas » en « les quotas tournent autour des gens » — les trois valeurs mesurées ensemble, l'efficacité de l'agglomération, la réunion des familles et la durabilité des ressources se voient sur le même grand livre, le cycle vertueux se déclenche : l'État, l'entreprise, l'individu gagnent tous.

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Un seule formule pour comprendre

LOI DE MULTIPLICATION · LA LOGIQUE DE LA GRANDE VILLE
Y = E × S × T

E efficacité de l'agglomération (échelle et division du travail) · S bien-être des gens (emploi · famille · services publics) · T durabilité des ressources (terre · dette · transmission)

Les gens suivent l'emploi, les services suivent les gens : les trois se multiplient ; la mauvaise allocation artificielle fait perdre les trois.

LOI DE DIVISION · LA FORMATION DE LA MAUVAISE ALLOCATION
E = Y / (S × T)

Quand la main administrative ne voit que la commodité de gérer E : limiter les grandes villes, quotas mal répartis, hommes et terre séparés —

S sacrifié, T gaspillé : un équilibre de façade, en réalité une double perte.

01

De quoi parle ce livre

« La Chine est une grande nation, et elle doit aussi bâtir de "grandes villes". La taille des villes n'est pas une "maladie" ; ce sont les politiques qui violent les lois économiques qui sont la maladie. »
— Lu Ming · Grande Nation, Grande Ville

Origine : en 2016, le professeur Lu Ming de l'université Jiao Tong de Shanghai publie Grande Nation, Grande Ville, disséquant à la lumière de l'économie les distorsions profondes du développement urbain-rural et régional chinois. Constat central : l'agglomération de la population vers les grandes villes est une nécessité des économies d'échelle ; le vrai problème, ce sont les forces administratives — hukou, quotas fonciers — qui créent la mauvaise allocation entre population et ressources : les gens vont à l'est, les quotas vont à l'ouest, les deux côtés y perdent.

La prescription de Lu Ming : laisser le marché décider de l'agglomération de la population et de l'industrie, faire « suivre les gens » les services publics et les quotas fonciers — reconnaître la loi coûte moins cher que la combattre, et c'est plus juste.

02

La formation de la mauvaise allocation

E

Grandes villes limitées · agglomération comprimée

Source de la division

Formation : du « contrôle strict de la taille des mégapoles » aux restrictions d'achat et de migration, la main administrative freine l'agglomération vers les villes à haute productivité (l'efficacité de E dégradée) — l'emploi est sur la côte, l'homme reste à la porte, les économies d'échelle ne se libèrent pas.

S

Hommes et terres désalignés · bien-être sacrifié

Victime sacrifiée

Formation : la population coule vers les grandes villes, mais les quotas de terres constructibles penchent vers les petites villes et les campagnes — l'homme ne peut pas entrer en ville, les familles séparées, les enfants laissés au village (S atteint) ; les services publics ne « suivent pas les gens », la réunion et la dignité sont converties en coûts.

T

Villes vides · ressources gaspillées

Coût caché

Formation : les petites villes et les zones nouvelles bâtissent à toute vitesse, villes vides, villes fantômes, bâtiments inachevés (le gaspillage des ressources de T) ; la dette locale et la dépendance au foncier s'accumulent — les ressources posées là où il n'y a personne, le temps paie pour l'erreur.

03

Observation du réel : trois désalignements

Hukou
Mobilité de la population

L'homme en ville, le cœur « hors du système »

Quinze ans de travail en ville : l'école des enfants, le remboursement des soins restent des casse-tête — l'homme est entré en ville, son statut n'y est pas entré.

Formation · Division

Le hukou est lié aux services publics : le travailleur crée un E immense pour la ville, mais ne reçoit pas le S correspondant (éducation, santé, retraites) ; plus de deux cents millions de travailleurs migrants « circulent sans migrer », les enfants et les parents laissés au village deviennent le prix à payer — hommes et terre séparés, deux variables de la multiplication blessées en même temps.

Solution · Multiplication

Les services publics « suivent les gens » : le lieu de résidence fournit éducation, santé, retraites (le rendement de E se réalise en bien-être de S) — où l'on crée, là on s'installe.

Quotas fonciers
Hommes et terres désalignés

Les gens vont à l'est, les quotas vont à l'ouest

Les quotas de terres constructibles penchent vers le centre-ouest, les grandes villes de l'est « manquent de terre » — la terre suit le plan, pas les gens.

Formation · Division

Les quotas fonciers sont attribués par l'administration, non par le marché : les grandes villes de l'est manquent de terre → prix immobiliers élevés (le coût de E augmente), le centre-ouest a trop de terre → villes vides et fantômes (le gaspillage des ressources de T) ; population et terre séparées dans l'espace, nulle part « l'homme et la terre ne se conviennent », le bien-être d'habitation de S perd des deux côtés.

Solution · Multiplication

Les quotas fonciers « suivent les gens » : les zones d'arrivée reçoivent plus de terre, les zones de départ protègent l'écologie (E et S gagnent) — la terre suit le choix des gens, pas l'inverse.

Villes nouvelles
Villes vides et prix élevés

D'un côté les villes vides, de l'autre les prix inaccessibles

Les zones nouvelles du centre-ouest restent vides, les prix des villes de première ligne inaccessibles — les deux extrémités de la mauvaise allocation.

Formation · Division

Le « mouvement de construction de villes » poussé par l'administration a bâti massivement dans les zones de départ de population : villes vides et inachevées (la sédimentation de T) ; tandis que les grandes villes d'arrivée, terre rare, chassent les jeunes par les prix (l'exclusion de S) — d'un côté le gâchis silencieux des ressources, de l'autre le départ forcé des talents : la preuve du « décalage entre les quotas et les cœurs ».

Solution · Multiplication

Traiter la mobilité comme un « vote » : où les gens créent, les ressources s'y allouent (l'efficacité de E) ; où les gens vivent, les services publics s'y construisent (la justice de S) — la taille des villes décidée par les gens, non par l'imagination des plans.

04

Les miroirs dans le monde réel

Individu

Des années de travail à Pékin ou Shanghai, le hukou et le logement restent un « plafond » — on a apporté E, on ne garde pas S.

Famille

Les parents travaillent en ville, les enfants restent au village — f(m) monte, la réunion familiale f(h) est décotée.

Entreprise

Recruter est impossible, garder est impossible — la mauvaise allocation des talents est la perte cachée de l'entreprise.

Village natal

La zone nouvelle du chef-lieu devient « ville vide », la maison ancestrale se vide — les ressources investies là où personne ne va : le coût silencieux de T.

05

Ce que confirment les livres

Grande Nation, Grande Ville
Lu Ming · 2016

Une grande nation a besoin de grandes villes : l'agglomération est une loi, la mauvaise allocation est une politique ; laisser le marché décider de l'agglomération, laisser l'État garantir le bien-être — hommes et terres à leur place, les trois valeurs se multiplient.

La Ville Centripète
Lu Ming · 2022

L'essence de la ville est « centripète » — l'agglomération n'est pas une maladie, c'est l'expression naturelle des économies d'échelle ; gouverner la ville, c'est canaliser la force centripète, non la bloquer à contre-courant.

La Chine urbaine et rurale
Zhou Qiren · 2013

Les hommes et les terres entre ville et campagne sont le cœur de la seconde moitié de la réforme : laisser les gens circuler librement, laisser la terre suivre les gens, c'est la même chose que libérer E, réparer S et ordonner T.

06

La solution : la nouvelle connotation de la monnaie

« L'ancien grand livre ne notait que le coût de "contrôler les gens" ; le grand livre de la nouvelle monnaie doit noter la valeur de "ce que les gens créent" et le bien-être de "où les gens se posent". »
— Loi de Conservation de la Valeur · la voie de sortie

Briser la mauvaise allocation hommes-terres, ce n'est pas renoncer au plan, c'est soumettre le plan aux trois valeurs : l'agglomération, de « limitée » à « reconnue » — laisser le marché décider de la répartition spatiale de la population et de l'industrie (multiplication de E) ; le bien-être des gens, de « converti en coût » à « garanti » — services publics qui suivent les gens (multiplication de S) ; les ressources, de « mal placées » à « remises à leur place » — terres, dettes et investissements suivent la population (multiplication de T).

La nouvelle connotation de la monnaie — faire porter trois valeurs à la fois :

· Valeur économique E : chaque centime correspond à une création réelle de biens et de services, fini « imprimer sans produire » ;
· Valeur sociale S : la circulation monétaire repose sur la confiance — création d'emplois, réunion des familles, vie paisible et heureuse récompensées par la monnaie ;
· Valeur temporelle T : la monnaie est une promesse intertemporelle — l'éducation, l'innovation, l'écologie, la transmission entrent dans la mesure, fini de « manger le riz des enfants ».

Quand la monnaie mesure à la fois E, S, T, l'efficacité de l'agglomération, la réunion des familles et la durabilité des ressources se voient sur le même grand livre — la loi de division perd son terrain, la loi de multiplication s'auto-régule, le cycle vertueux se déclenche.

07

Cycle vertueux : triple gagnant

ActeurCycle vertueux sous la nouvelle monnaieValeurs
ÉtatHommes et terres à leur place, agglomération plus efficace → régions coordonnées, demande intérieure forte → grande nation, grande villeE + T
EntrepriseTalents réunis, marché assez grand → échelle et innovation ensemble → prospérité durableE + S + T
IndividuS'installer en ville possible, réunion garantie → oser bouger, oser fonder un foyer → vie multipliéeTrois-en-un
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Enseignements de la double floraison

Leçon de la richesse

La mobilité de la population est un « vote avec les pieds » — là où les gens vont est le signal de la valeur ; allouer les ressources contre le signal, c'est une obstination coûteuse.

Leçon de l'affect

La ville n'est pas un récipient de PIB, c'est le lieu de la réunion de millions de familles — que les parents ne laissent plus les enfants au village, que les travailleurs puissent fonder un foyer : c'est la chaleur la plus profonde du développement.

La double floraison

Le f(m)×f(h)×f(t) de l'individu et le E×S×T de l'État sont une seule et même chose : les trois valeurs qui croissent ensemble, voilà la vraie croissance — hommes et terres à leur place, la richesse et l'affect fleurissent ensemble.

La chance de la grande nation est dans les grandes villes ; la réussite des grandes villes est dans l'homme à sa place.
Agglomération rapide, réunion chaleureuse, ressources durables — les trois au-dessus de 1, la formule de la grande nation, grande ville ;
création, confiance, transmission — trois valeurs mesurées ensemble, c'est le code fondamental du triple gagnant.

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Questions fréquentes

Q : Quelle est l'idée centrale de « Grande Nation, Grande Ville » de Lu Ming ?

A : L'agglomération de la population vers les grandes villes est une nécessité des économies d'échelle, pas une « maladie des grandes villes ». Le vrai problème : les forces administratives — hukou, quotas fonciers — créent la mauvaise allocation entre population et ressources ; il faut laisser le marché décider de l'agglomération et faire suivre les gens aux services publics et à la terre.

Q : Pourquoi « d'un côté les villes vides, de l'autre les prix inaccessibles » ?

A : Les quotas fonciers sont attribués par l'administration, non par le marché — les grandes villes d'arrivée de population manquent de terre (prix élevés), les zones de départ ont trop de terre (villes vides). Hommes et terres désalignés : E, S, T perdent tous.

Q : Que change la « nouvelle connotation de la monnaie » pour une personne ordinaire ?

A : Elle fait mesurer par la monnaie les trois valeurs économique, sociale et temporelle. Au niveau individuel, c'est la formule micro — ne laissez pas la course au revenu hypothéquer la santé, les relations et l'accumulation long terme ; gardez f(h) et f(t), la vie aura ses intérêts composés.

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